Robert Auclair a consacré sa carrière au monde du travail. Tour à tour avocat syndical, haut fonctionnaire au ministère du Travail, puis juge au Tribunal du travail, il a pris sa retraite en 1996. Une ligne de force et une préoccupation constante ont marqué sa carrière et ses années de retraite : la qualité de la langue. Il s’est tout d’abord penché sur les conventions collectives fortement influencées par le milieu anglophone et les syndicats états-uniens, appelés unions et mis sur pied ici selon un modèle et un langage en provenance des contrées voisines. Cette première expérience déboucha par la suite sur un travail incessant en faveur de la qualité de la langue française de la société québécoise prise dans son ensemble, celle des législateurs, des administrateurs et des relayeurs. De là, la fondation, en 1986, de l’Association des usagers de la langue française, devenue l’Association pour le soutien et l’usage de la langue française en 1998, dont il a été le président de 1986 à 2008. Il en a été nommé président honoraire à la fin de son dernier mandat. Il a été fait officier en 1994, puis chevalier en 2002, de l’Ordre de la Pléiade, récipiendaire de l’Ordre des francophones d’Amérique en 1999 et lauréat du prix Camille-Laurin en 2001.