Disposition de temporisation

Note transmise à Radio-Canada et à l’animateur matinal Claude Bernatchez par un membre de l’Asulf

Ces derniers jours, avec cette soi-disant entente Mexique-États-Unis, on entend toujours CLAUSE CRÉPUSCULAIRE à la radio de Radio-Canada (je suis de Québec et j’écoute votre émission tous les matins et les bulletins des nouvelles), terme absolument incorrect comme le montre http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8376710. Je suis certain que vous tous et toutes le savez pertinemment. Pourquoi ne pas employer le bon terme, quitte à mentionner qu’on dit CLAUSE CRÉPUSCULAIRE sous l’effet de l’anglais, mais sans l’utiliser systématiquement par la suite?

Si vous n’exposez pas vos auditeurs et auditrices au bon terme (et ce n’est pas le seul cas de mauvais terme utilisé : on entend aussi CLAUSE GRAND-PÈRE http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8362973), comment voulez-vous qu’ils ou qu’elles l’apprennent, qu’il soit connu et véhiculé! C’est quand même une de vos responsabilités en tant que diffuseur public payé par l’État que de faire le maximum pour que la meilleure langue possible soit utilisée lors des émissions de la radio d’État.

Joceleyn Lavoie

Décès de Michel Sparer


Michel Sparer est décédé de 21 juin dernier à l’âge de 69 ans à la suite d’une lutte courageuse contre le cancer.
Membre fondateur de l’ASULF en mars 1986, il en a été le premier secrétaire pendant huit ans et, par la suite, un membre très actif. Sa contribution à la vie et au rayonnement de l’Association a été exceptionnelle et ne peut être oubliée.
La famille accueillera parents et amis au :
1600, avenue Le Gendre, Québec
Heures des visites :
vendredi le 3 août 2018 de 19 h à 21 h
samedi le 4 août 2018 de 9 h à 11 h

Les obsèques auront lieu le 4 août 2018 à 11 h à l’adresse ci-dessus.

Vient de paraître : En garde, messager! Tics langagiers…

En garde, messager! Tics langagiers des médias québécois / Gaston Bernier ; préfacé par Antoine Robitaille ; édité par Catherine Bernier; (Montréal) : Les Éditions Sancho Panza / CB, juin 2018, 182 p., ill. ; 25 $. Commander à la librairie en ligne Le Pressier (https://lepressier.com/» ou auprès de l’auteur (BGaston1@videotron.ca).

L’auteur, directeur de l’Asulf, épingle quelques centaines de dérapages langagiers des journalistes, des personnalités politiques et aussi des publicitaires relevés depuis 2014. Parmi les solutions de rechange proposées, on compte : baguel, boisson, petite rue Champlain, poser sa candidature, stimuler le vote, trou de mémoire, vendredi fou, etc. Au total, 350 chroniques inspirées des paroles et des écrits quotidiens. Une table alphabétique des formes fautives mène aux solutions propres à améliorer le langage des francophones et à le moderniser.

Vendredi fou

29 avril 2018 : Vendredi fou

À monsieur Marc Allard (Le Soleil)

Vous écrivez dans un journal de Québec, mais vous semblez ignorer un néologisme en émergence ici : « Vendredi fou ». Vous écrivez, dans l’édition du 28 avril (p. M5, 5e col.) : «… les gens se battent pour un téléviseur au Black Friday ». Le 27 novembre dernier, votre quotidien publiait treize annonces utilisant « Vendredi fou », trois, « Vendredi noir », et pas un seul « Black Friday ». À la même date en 2015, les chiffres étaient, dans le même ordre, 12, 5 et 2 (L’Expression juste/ Asulf, mars 2018, p. 1). La formule « Vendredi fou » semble s’imposer contre l’anglicisme et contre le calque « Vendredi noir ». L’OQLF favorise le néologisme. Sans doute, participerez-vous au mouvement en faveur de l’amélioration du français québécois grâce à son dynamisme interne. Les entreprises françaises n’y sont pas encore parvenues qui lancent «French Days» (sic) ces jours-ci pour contrer « Black Friday ».

Gaston Bernier