Disposition de temporisation

Note transmise à Radio-Canada et à l’animateur matinal Claude Bernatchez par un membre de l’Asulf

Ces derniers jours, avec cette soi-disant entente Mexique-États-Unis, on entend toujours CLAUSE CRÉPUSCULAIRE à la radio de Radio-Canada (je suis de Québec et j’écoute votre émission tous les matins et les bulletins des nouvelles), terme absolument incorrect comme le montre http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8376710. Je suis certain que vous tous et toutes le savez pertinemment. Pourquoi ne pas employer le bon terme, quitte à mentionner qu’on dit CLAUSE CRÉPUSCULAIRE sous l’effet de l’anglais, mais sans l’utiliser systématiquement par la suite?

Si vous n’exposez pas vos auditeurs et auditrices au bon terme (et ce n’est pas le seul cas de mauvais terme utilisé : on entend aussi CLAUSE GRAND-PÈRE http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8362973), comment voulez-vous qu’ils ou qu’elles l’apprennent, qu’il soit connu et véhiculé! C’est quand même une de vos responsabilités en tant que diffuseur public payé par l’État que de faire le maximum pour que la meilleure langue possible soit utilisée lors des émissions de la radio d’État.

Joceleyn Lavoie

Vendredi fou

29 avril 2018 : Vendredi fou

À monsieur Marc Allard (Le Soleil)

Vous écrivez dans un journal de Québec, mais vous semblez ignorer un néologisme en émergence ici : « Vendredi fou ». Vous écrivez, dans l’édition du 28 avril (p. M5, 5e col.) : «… les gens se battent pour un téléviseur au Black Friday ». Le 27 novembre dernier, votre quotidien publiait treize annonces utilisant « Vendredi fou », trois, « Vendredi noir », et pas un seul « Black Friday ». À la même date en 2015, les chiffres étaient, dans le même ordre, 12, 5 et 2 (L’Expression juste/ Asulf, mars 2018, p. 1). La formule « Vendredi fou » semble s’imposer contre l’anglicisme et contre le calque « Vendredi noir ». L’OQLF favorise le néologisme. Sans doute, participerez-vous au mouvement en faveur de l’amélioration du français québécois grâce à son dynamisme interne. Les entreprises françaises n’y sont pas encore parvenues qui lancent «French Days» (sic) ces jours-ci pour contrer « Black Friday ».

Gaston Bernier