Prime de départ – allocation de séparation

Les journaux nous informent fréquemment du départ d’élus ou de dirigeants d’entreprises ou d’organismes publics ou parapublics dont la carrière prend fin et qui touchent, à cette occasion, de généreuses « primes » ou « allocations » diverses. Malheureusement, la langue française ne trouve pas toujours son compte dans ces cas parce que les mots « prime » et « allocation » sont employés à tort et qu’il s’agit plutôt d’une indemnité en français. En outre, le mot « séparation » est une mauvaise traduction de termination et est à éviter. Il s’agit de la cessation d’emploi.

Une prime est une somme d’argent versée à un salarié en compensation de certains inconvénients ou risques liés aux conditions de travail, par exemple prime de nuit, prime d’équipe, etc., ou encore à titre de récompense ou d’encouragement, par exemple, prime de rendement, prime d’ancienneté.

Le terme allocation est presque exclusivement utilisé au sens de prestation de la sécurité sociale versée par l’État. Il est parfois employé pour désigner des prestations pour venir en aide à des personnes qui font face à une situation difficile, par exemple, l’allocation de grève, qui est versée par le syndicat.

Une indemnité est une somme d’argent versée à un salarié pour compenser un congé ou rembourser des dépenses engagées dans le cadre du travail, par exemple, indemnité de préavis, de congé annuel, de jour férié, de licenciement, de kilométrage, etc. En somme, le concept de dédommagement est lié au terme indemnité alors que le concept de récompense et d’encouragement est lié au terme prime.

Voir le Vocabulaire des relations professionnelles de l’Office québécois de la langue française à chacun de ces mots.

Mai 2014