Louis Le Borgne, administrateur

Né à Montréal le 27 novembre 1946, issu d’une vieille famille acadienne réfugiée à Saint-Pierre et Miquelon à la suite du Grand Dérangement, élève des Messieurs de St-Sulpice (Collège de Montréal) et des hussards noirs de la République (bac français), il a été diplômé de science politique à Montréal et à Grenoble. Et il a fait une heureuse carrière de bibliothécaire à l’UQAM.  Dans sa jeunesse, il a reçu une contravention pour distribution de tracts « illégaux » en faveur de la langue française lors des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste. Il est resté assez fier de cet exploit paradoxal…

Ses quelques articles, mémoires et autres recherches pour des colloques ou pour le CLF, quand ce ne sont pas des interventions auprès de l’OLF, avaient pour intérêt le syndicalisme et la langue de travail.  Parfois sa curiosité historique allait jusqu’à trouver des analogies dans le droit des langues au Canada et dans l’Empire austro-hongrois.

Actuellement à la retraite, il collectionne en dilettante un corpus photographique de la publicité et de l’affichage commercial galloricain (c’est-à-dire en anglais) en France.  Dans la même veine,  faute de ne pouvoir le rédiger lui-même, il recherche désespérément un véritable dictionnaire contemporain des anglicismes pratiqués en France.  Alors qu’à front renversé, sa petite heure de gloire fut de dénoncer dans les journaux et à la télévision les effets pervers des tentatives de bisexualisation de la langue française.  Dernier avatar de la rectitude politique féministe aux dépens de la langue française!  Lequel il ne faut pas confondre avec la féminisation des titres et des fonctions.

Membre de l’ASULF depuis 1986 et de la National Association of Scholars depuis 1996.